Ce ne sera pas la première fois que l’on constatera l’incursion du numérique dans nos langues officielles. En effet, Le Petit Robert a d’ores-et-déjà intégré à son édition de 2013 des expressions ayant trait au web : du technique (« mémoire flash« ) au mot-valise (« permalien« ), en se permettant même une brève incursion du côté du rire (avec le désormais incontournable « lol« ).

Et c’est bien du côté de l’humour que les intellectuels britanniques se sont tournés – pouvait-il en être autrement de la part de nos amis d’outre-Manche ? Les lexicographes de la prestigieuse Université d’Oxford ont tout récemment voté pour le mot de l’année et le gagnant du suffrage fait trois lettres : « gif« .

 

Quelques informations pertinentes sur le gif

Pour ceux qui l’auraient oublié – ou peut-être toujours ignoré –, « gif » est un acronyme, pour Graphics Interchange Format (comprendre « format d’échange d’images« ). Pour faire simple, il est possible, grâce à ce format, de stocker plusieurs images dans un même fichier. Résultat : la liberté de créer des animations avec seulement quelques photos.

 

Au vu de l’incroyable popularité du phénomène gif sur Internet, on pourrait croire le format fraichement sorti de l’œuf. Il n’en est rien, le gif animé soufflant cette année ses vingt-trois bougies. Aujourd’hui, il pullule sur la Toile, tout particulièrement sur Tumblr, une plate-forme de microblogging permettant à l’utilisateur de poster du texte, des images ou des vidéos.

Le gif contre l’eurogeddon, la nomophobie et le boson de Higgs

Le combat pour la victoire du mot gif n’a pas été de tout repos : la stricte déontologie observée par les lexicographes d’Oxford a forcé ces derniers à se pencher sur une liste à l’hétérogénéité exemplaire. De l’ »eurogeddon » (contraction d’euro et d’Armageddon désignant la crise financière sévissant dans certains pays d’Europe) à la « nomophobie » (la crainte d’être séparé de son téléphone mobile) en passant par la « superstorm » (ou super tempête type Sandy) ou bien encore le « boson de Higgs » (pour le chaînon manquant des particules élémentaires), la concurrence fut rude. Mais la génération Y aura finalement eu raison de la physique et des catastrophes climatiques.

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