Cela fait maintenant quelques années que les réseaux sociaux constituent un outil supplémentaire pour retrouver les enfants disparus. En ce moment, c’est le cas de la jeune Megan Stammers, une adolescente en fuite avec son professeur de mathématiques (retrouvée depuis), qui met en exergue les plus de cette pratique. Et les moins.

De l’aveu même de Maryse Rolland, porte-parole du mouvement Child Focus, dédié aux enfants disparus, l’usage des réseaux sociaux pour retrouver la trace des enfants perdus est une pratique vieille de trois ans. En Belgique comme en France, ils font dorénavant partie intégrante du processus d’alerte.

 

Jean-Philippe Guédon, responsable du dispositif 116 000 (le numéro de téléphone à composer concernant les enfants disparus), conseille aux parents de mener leur propre investigation sur Internet, en se penchant sur les sites consultés par l’enfant avant sa disparition et les personnes avec qui il est entré en contact.

 

Facebook, plus fort que les médias traditionnels

Pour Jean-Philippe Guédon, las du manque de réactivité répandu des médias traditionnels quant à la disparition d’enfants (sur plus de 50 000 fugues en France l’an passé, seule une infime partie fut véritablement médiatisée), Facebook est une source de témoignages et de médiatisation incomparable. Mais si certains messages rapportent aux parents que leur fille à été vue dans telle gare à telle heure, d’autres témoignages, faux ou erronés, peuvent mener à de fausses pistes.

 

Car si Twitter et Facebook constituent un plus indéniable, ils ne sont pas sans risque. Maryse Rolland rapporte que la police a parfois besoin de discrétion pour mener à bien son enquête : or, la discrétion n’est pas particulièrement l’une des valeurs phares de Facebook.

 

Autre hics : une fois l’enfant retrouvé, il faut veiller à effacer l’avis de recherche. Jean-Philippe Guédon raconte qu’une ex-fugueuse qui postulait pour un poste se serait vu refuser l’emploi parce que son employeur aurait vu en elle une source de problèmes, après avoir tapé son nom sur Internet et découvert son passif.

 

Une arme de plus à l’attirail conventionnel pour retrouver les enfants perdus

La porte-parole de Child Focus se montre néanmoins très optimiste, affirmant que les internautes intègrent de plus en plus les bons réflexes : l’autodiscipline, selon elle, se développe bien et la majorité des actions partent d’un bon sentiment. Elle précise cependant que rien ne remplace la participation citoyenne sur le terrain et, surtout, la bonne vieille affiche papier.

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