Des insurgés talibans qui se font passer pour de séduisantes jeunes femmes sur Facebook afin de tisser des liens avec des soldats de la coalition et de recueillir de précieux renseignements sur les opérations à venir ? C’est ce qui se dit dans la presse australienne depuis quelques jours.

Les dangers encourus par ces soldats ont été révélés dans un rapport du gouvernement fédéral sur les médias sociaux et leur usage dans le cadre de la Défense. Ce rapport, finalisé en mars 2012, n’a toujours pas donné suite à des actions concrètes, selon les commentaires mêmes du Ministère concerné.

 

Soldats : soyez vigilants !

L’étude révèle qu’une « confiance démesurée » de ces soldats en leurs paramètres de confidentialité a conduit à un « sentiment de sécurité biaisé » au sein du personnel. La Défense australienne incite ses soldats à être plus vigilants contre les faux profils crée par l’ennemi. Il n’est pas rare, dans le rapport, de voir la trace de Talibans utilisant des photos de demoiselles plantureuses pour appâter les soldats, loin de chez eux et très possiblement plus sensibles aux appels de la chair.

 

Des militaires inconscients car peu formés

Bon nombre des 1577 soldats interrogés pour les besoins de l’étude ont déclaré n’avoir jamais pris conscience du véritable risque encouru par un tel laxisme. L’étude ajoute que 58% du personnel de la Défense n’a jamais suivi de formation sur les dangers des médias sociaux. Les soldats interrogés assimilent les réseaux sociaux à une véritable « boîte de Pandore » quant au fonctionnement des opérations et de la sécurité du personnel.

 

Mais, toujours selon l’étude, beaucoup de ceux qui usent de ces réseaux sociaux sont très confiants et visualisent mal le danger. Selon le directeur de l’étude, « la plupart des sondés ne saisissent pas comment de faux profils, tels que de fausses jeunes femmes ou de faux amis du collège, pourraient saisir des informations capitales ou des mouvements cruciaux. Peu d’entre eux examinent les possibilités de capture de données et la manière dont leur comportement personnel peut être étudié jour après jour« .

 

Quand les proches s’en mêlent

Autre risque encouru par ses soldats : leur femme ou leurs amis qui postent des phrases similaires à « J’ai parlé à Derek, il vous embrasse tous de telle région d’Afghanistan« . L’étude prône une éducation de la famille et des amis des soldats quant aux dangers évoqués ici : autrement dit, motus et bouche cousue sur les noms, les grades ou les localisations.

 

Facebook ou l’Armée, mais pas les deux

Pour plusieurs soldats, la meilleure solution – quoique la plus radicale –, c’est la prohibition totale des inscriptions aux réseaux sociaux. L’un des soldats préconisant cette mesure se justifie : « Je vois trop de mes collègues poster des infos ou des photos d’eux-mêmes, s’identifiant dans tel ou tel endroit, révélant à quelle unité ils appartiennent, l’endroit où ils effectuent leur service… » Une solution qui, si elle apparait comme drastique pour certains, est envisagée par la Défense australienne.

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