Ce que vous devez savoir sur le dictionnaire inclusif
- Un dictionnaire inclusif recense les formes féminines, masculines et épicènes d’un mot pour éviter le masculin générique.
- 4 techniques principales existent : le doublet complet, le point médian, les mots épicènes et l’accord de proximité.
- Des formes féminisées de métiers existaient déjà avant le XVIIe siècle, bien avant les débats actuels.
- Cet outil est surtout recommandé pour la communication RH, les offres d’emploi et les documents administratifs.
Vous êtes en train d’écrire un mail professionnel, une offre d’emploi ou un post LinkedIn, et là, blocage. Faut-il mettre un point médian ? Écrire “cher·ère” ou juste “chère personne” ? Vous tapez “dictionnaire inclusif” dans Google en espérant une réponse rapide. Bonne nouvelle : il existe.
Un dictionnaire inclusif est un outil, souvent en ligne, qui recense les formes féminines, masculines, épicènes ou neutres d’un mot pour vous aider à écrire sans effacer un genre au profit d’un autre. Concrètement, vous tapez “acteur” et l’outil vous propose “actrice”, “acteur·rice” ou une formule neutre selon le contexte. C’est un peu le Larousse de l’écriture inclusive, sauf qu’il n’y a pas encore vraiment de norme officielle derrière.
Un dictionnaire inclusif ne remplace pas votre jugement. Il vous propose des options, à vous de choisir celle qui convient au public et au support.
Inclusif définition : que recouvre vraiment ce mot ?

La définition inclusive la plus simple, c’est celle-ci : est inclusif ce qui vise à intégrer plutôt qu’à exclure. Appliqué à la langue, l’adjectif “inclusif” décrit une façon de s’exprimer qui ne privilégie pas un genre grammatical par défaut. En clair, on arrête de faire comme si “le masculin l’emportait sur le féminin” était une loi de la nature.
Le synonyme inclusif le plus proche serait “englobant” ou “non excluant”. À l’inverse, l’antonyme naturel reste “exclusif”. Cette distinction compte, parce que beaucoup de gens confondent encore inclusif et “politiquement correct”, alors que ce sont deux notions très différentes. L’un décrit une intention linguistique, l’autre relève du jugement social.
Def inclusive en contexte professionnel
Dans le monde du travail, la def inclusive prend un sens précis : une communication, une offre d’emploi ou un management inclusif s’adresse à tous les profils sans distinction de genre, d’origine ou de situation. C’est devenu un argument de poids dans le recrutement, où les entreprises veulent afficher une image ouverte.
Comment écrire en inclusif sans y laisser des plumes ?
Envie de savoir comment écrire en inclusif sans transformer chaque phrase en rébus ? Il existe plusieurs techniques, du plus discret au plus visible. Voici les principales, du plus simple au plus technique.
- Le doublet complet : “les électrices et les électeurs”, clair mais parfois lourd si répété.
- Le point médian : “les électeur·rice·s”, compact mais qui complique la lecture à voix haute.
- Les mots épicènes : “les élu·es” devient “les personnes élues”, une solution souvent plus élégante.
- L’accord de proximité : on accorde avec le mot le plus proche plutôt qu’avec le masculin systématique.
Un dictionnaire inclusif vous fait gagner un temps fou sur ce travail, en particulier pour les mots dont la forme féminine ou épicène n’est pas évidente. Franchement, personne n’a le réflexe naturel de savoir comment transformer “chercheur” en version inclusive sans y réfléchir deux fois.
Comment dire beau, cher et nombreux en inclusif ?
Ce sont les trois questions qui reviennent le plus souvent, alors autant y répondre directement. Chaque adjectif a ses propres pièges, et un dictionnaire inclusif aide justement à ne pas se tromper de forme.
Beau en inclusif
Pour dire beau en inclusif, la solution la plus courante reste le doublet “beau ou belle” à l’oral, et “beau·belle” ou “beau/belle” à l’écrit. Certains préfèrent la forme épicène “séduisant·e” quand le contexte le permet, mais il n’existe pas de version neutre unique pour cet adjectif.
Cher en inclusif
Pour écrire cher en inclusif, on utilise généralement “cher·ère” avec point médian, ou le doublet “cher, chère” en toutes lettres dans une lettre ou un mail formel. C’est d’ailleurs l’un des usages les plus fréquents, notamment en formule d’appel administrative.
Nombreux en inclusif
Enfin, pour écrire nombreux en inclusif, vous pouvez opter pour “nombreux·euses” ou reformuler avec “de nombreuses personnes”, qui évite carrément le débat sur l’accord. C’est souvent la solution la plus lisible, et j’avoue que je la préfère largement au point médian dans ce cas précis.
| Mot | Forme inclusive courante | Alternative épicène |
|---|---|---|
| Beau | Beau·belle | Séduisant·e |
| Cher | Cher·ère | Estimé·e |
| Nombreux | Nombreux·euses | De nombreuses personnes |
Inclusive definition : et si on regardait aussi du côté anglais ?
Ce détour n’est pas inutile, parce que beaucoup de gens tapent “inclusive definition” ou “inclusive synonym” par réflexe, y compris en France. En anglais, l’inclusive definition désigne globalement la même chose : un langage qui n’exclut personne en fonction du genre, de l’origine ou du handicap. Le terme “inclusive language” y est même plus ancien que son équivalent français.
Le synonyme inclusif en anglais serait “gender-neutral” ou “non-binary friendly”, des expressions qu’on retrouve dans les guides de style des grandes entreprises anglo-saxonnes. Ce vocabulaire a d’ailleurs largement influencé les débats français sur l’écriture inclusive, souvent perçue comme un import anglo-saxon alors qu’elle a ses propres racines dans la langue française.
L’écriture inclusive n’est pas une invention récente : des formes féminisées de métiers existaient déjà avant le XVIIe siècle, avant d’être progressivement effacées au profit du masculin générique.

Faut-il vraiment utiliser un dictionnaire inclusif au quotidien ?
C’est la vraie question, et je vais être directe : non, pas pour tout. Utiliser un dictionnaire inclusif pour chaque SMS à votre mère serait ridicule, et personne ne vous le demande. En revanche, pour des documents officiels, des offres d’emploi ou des contenus institutionnels, ça devient un vrai plus.
Ce qui m’agace, c’est le débat caricatural autour de ce sujet, où on oppose systématiquement “ceux qui défendent la langue” et “ceux qui veulent tout changer”. La réalité est plus simple : un dictionnaire inclusif est juste un outil pratique, au même titre qu’un correcteur orthographique. Vous l’utilisez quand le contexte s’y prête, point.
- Communication RH et offres d’emploi : oui, quasi systématiquement conseillé.
- Documents administratifs publics : de plus en plus recommandé.
- Correspondance personnelle : laissez-vous guider par votre propre style !
- Contenus marketing grand public : selon la cible et l’image de marque.
Il y a fort à parier que ces outils vont continuer à se perfectionner dans les années à venir, tant la demande grandit du côté des entreprises et des institutions.
Retenez l’essentiel : un dictionnaire inclusif vous fait gagner du temps, le point médian n’est qu’une option parmi d’autres, et les formes épicènes restent souvent la solution la plus lisible. Testez un de ces outils sur votre prochain document professionnel, vous verrez la différence !
Questions fréquentes
Quelles sont les principales techniques pour écrire en inclusif ?
Il existe quatre techniques : le doublet complet (« électrices et électeurs »), le point médian (« électeur·rice·s »), les mots épicènes (« personnes élues ») et l’accord de proximité. Choisissez selon le contexte et la lisibilité souhaitée.
Comment adapter l’adjectif « beau » à une écriture inclusive ?
Utilisez « beau·belle » avec point médian ou le doublet complet « beau, belle ». L’alternative épicène « séduisant·e » fonctionne aussi selon le contexte, bien qu’il n’existe pas de version neutre unique.
Quelle formulation employer pour « cher » en inclusif ?
Optez pour « cher·ère » avec point médian, ou écrivez « cher, chère » en toutes lettres. Cette dernière forme est couramment utilisée dans les formules d’appel administratives et formelles.
Comment rendre « nombreux » inclusif dans un texte ?
Vous pouvez écrire « nombreux·euses » avec point médian, ou reformuler avec « de nombreuses personnes » pour plus de lisibilité, ce qui évite le débat sur l’accord.