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Marketing

Klout a fermé : que s’est-il vraiment passé ?

22 August 2026 · 8 min de lecture

Bureau avec hashtags réseaux sociaux et graphiques analytiques

Ce que vous devez savoir sur la fermeture de Klout

  • Klout attribuait un score d’influence sur 100 en croisant l’activité sur Twitter, Facebook et LinkedIn
  • Le service a été racheté par Lithium Technologies en 2014 pour environ 200 millions de dollars, avant de fermer définitivement
  • Klout Club a repris le nom sous la forme d’une application de réseautage professionnel hyperlocalisée
  • Skorr a tenté en 2018 de reprendre le concept de notation de l’influence en ligne
  • L’engagement réel et le taux de conversion remplacent aujourd’hui ce type de scoring abstrait

Un client m’a demandé un jour d’ajouter son score Klout à sa signature mail, juste à côté de son poste. On était il y a quelques années, et à l’époque ça se faisait, presque comme un argument commercial. Aujourd’hui, la question qu’on me pose plutôt, c’est : Klout existe-t-il encore ? Non. Le service a fermé ses portes, et il y a fort à parier que la majorité des internautes qui tapent ce mot-clé cherchent justement à comprendre ce qui s’est passé.

Klout était une plateforme qui mesurait votre influence sur les réseaux sociaux et vous attribuait une note sur 100. Un chiffre unique censé résumer votre poids numérique, votre clout réseau social comme on dit en anglais. L’outil a connu son heure de gloire avant de disparaître, racheté puis fermé. Je vous raconte toute l’histoire, ce que ça a changé pour le métier, et pourquoi ce genre d’outil continue de faire parler de lui malgré sa fermeture.

Klout, c’était quoi exactement ?

Personne consultant stratégies marketing sur laptop

Klout était un site web couplé à une application mobile, lancé pour analyser l’activité de ses utilisateurs sur les réseaux sociaux. Twitter, Facebook, LinkedIn, tout y passait. L’algorithme croisait vos publications, vos interactions, vos retweets et vos mentions pour recracher un score d’influence unique, le fameux Klout Score.

Le principe séduisait sur le papier. Vous vouliez savoir si votre activité en ligne pesait vraiment ? Réponse en un chiffre, entre 0 et 100. Les marques adoraient ça pour repérer des ambassadeurs potentiels, et certaines offraient même des cadeaux ou des accès VIP aux utilisateurs avec un bon score. C’est là qu’on retrouve un peu le même esprit que Klout – Monetize your Klout, l’idée que l’influence en ligne peut se transformer en avantage concret.

Le service a été racheté pour environ 200 millions de dollars en 2014, avant de fermer définitivement quelques années plus tard, selon les archives de presse spécialisée tech de l’époque.

La définition du Klout Score en clair

Pour donner une klout definition simple : c’était un indice censé mesurer votre capacité à générer de l’engagement et de l’action chez votre audience. Pas juste votre nombre d’abonnés, mais votre influence réelle. Un compte avec 500 followers ultra actifs pouvait donc avoir un meilleur score qu’un compte à 50 000 abonnés silencieux.

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Le hic, c’est que la méthode de calcul restait opaque. On ne savait jamais vraiment pourquoi son score montait ou descendait d’un jour à l’autre. Et ça, dans mon métier de l’époque, ça énervait pas mal de clients qui investissaient du temps pour un chiffre qu’ils ne maîtrisaient pas.

Pourquoi Klout a-t-il fermé ?

Cette opacité du calcul explique en partie la suite : un rachat suivi d’un désintérêt progressif des utilisateurs. Klout a été racheté par Lithium Technologies en 2014, puis le service a fini par fermer dans un relatif anonymat. Beaucoup d’utilisateurs ne s’en sont même pas rendu compte tout de suite.

Plusieurs raisons expliquent cette chute. D’abord, l’algorithme restait une boîte noire, ce qui frustrait les utilisateurs cherchant à comprendre comment améliorer leur note. Ensuite, les réseaux sociaux ont changé leurs règles d’accès aux données, rendant l’analyse plus compliquée. Enfin, l’utilité concrète du score restait floue pour beaucoup d’entreprises, qui préféraient des indicateurs plus directs comme le taux d’engagement ou les conversions.

Des consultants comme Laurent Bourrelly, connu pour son expertise en référencement et pour son activité sur Twitter, ont d’ailleurs souvent souligné les limites de ce genre d’outil de mesure automatisée. L’idée qu’un algorithme unique puisse résumer toute une stratégie de présence en ligne a toujours eu ses détracteurs, et ils avaient raison sur le fond.

Klout Club, le successeur qui reprend le nom

Après la fermeture du service originel, une nouvelle application a récupéré le nom. Klout Club se présente comme une plateforme de réseautage professionnel hyperlocalisée, disponible sur Google Play. Rien à voir avec l’ancien score d’influence social media, si ce n’est le nom qui rappelle l’héritage.

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Cette nouvelle mouture mise sur l’événementiel et le marketing terrain, avec une approche pensée pour automatiser les rencontres professionnelles et la gestion d’événements. On est loin du score public affiché fièrement sur son profil Twitter, mais l’ambition reste la même au fond : quantifier et faciliter les connexions professionnelles.

Un autre acteur, Skorr, avait tenté de se positionner comme héritier direct du concept en 2018, en proposant lui aussi une notation de l’influence en ligne. Ces tentatives montrent que l’envie de mesurer l’influence n’a jamais vraiment disparu, même si le format Klout d’origine a été abandonné.

Qu’est-ce qu’une stratégie social media aujourd’hui ?

La disparition de Klout m’amène naturellement à cette question qu’on me pose souvent en conseil. Une stratégie social media, ce n’est pas courir après un score unique. C’est un plan cohérent qui articule objectifs, contenus, audience cible et indicateurs de performance adaptés à chaque plateforme. Que vous soyez en train de peaufiner la mise en page de votre page Facebook ou de programmer vos stories Instagram gratuitement, l’objectif reste le même : construire une présence cohérente plutôt qu’un chiffre isolé.

Voici les piliers que je recommande systématiquement à mes clients :

  • Définissez un objectif clair : notoriété, génération de leads, ou fidélisation, pas les trois en même temps sans priorité
  • Choisissez les bons canaux selon votre audience, pas selon la mode du moment
  • Mesurez l’engagement réel plutôt qu’un score abstrait : commentaires, partages, taux de clic
  • Publiez avec régularité, sans y laisser des plumes en termes de temps et de budget

Le tableau ci-dessous résume les indicateurs à privilégier selon votre objectif principal.

Objectif Indicateur clé Canal typique
Notoriété Reach et impressions Instagram, TikTok
Génération de leads Taux de conversion LinkedIn, Facebook
Fidélisation Taux d’engagement Twitter/X, communauté privée

Faut-il regretter la fin de Klout ?

Laptop affichant données analytiques et graphiques colorés

Ce tableau des bonnes pratiques actuelles pose une question de fond : le score Klout manque-t-il vraiment aux professionnels du marketing ? Franchement, non, et je le dis sans détour. C’était un gadget pratique pour flatter l’ego, pas un véritable outil stratégique.

Un chiffre unique ne peut pas résumer la complexité d’une présence en ligne réussie. J’ai vu trop de clients obsédés par leur score plutôt que par leurs vrais résultats commerciaux. C’est un peu comme juger la santé d’une entreprise uniquement sur son nombre de likes, ça ne tient pas la route.

Le vrai argument de poids, c’est que l’influence se mesure dans l’action générée, pas dans un score affiché sur un profil. Vendez, convertissez, fidélisez, le reste suit.

Les compétences techniques qui remplacent aujourd’hui ce genre de scoring

Puisque le scoring d’influence a perdu de sa superbe, les entreprises se tournent vers des compétences techniques plus solides pour piloter leur présence digitale. Ça fait partie intégrante des reconversions que je vois passer en ce moment. Beaucoup de professionnels du marketing digital se forment désormais à des outils d’analyse et d’automatisation bien plus robustes qu’un simple indice social.

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Pour progresser sur ces sujets techniques, plusieurs ressources reviennent souvent dans les recommandations : des tutoriels Python Guru99 pour apprendre l’analyse de données, des guides pour debug Ansible quand on automatise des déploiements, ou encore des explications sur SonarQube Docker pour la qualité de code. Les Ansible tasks permettent d’automatiser des séquences d’actions techniques répétitives, un vrai gain de temps pour les équipes.

Du côté des formations certifiantes, on retrouve aussi des références comme Linux Academy AWS pour le cloud, une formation Splunk pour l’analyse de logs, ou même des programmes comme Bosch Training pour les compétences industrielles. Si vous cherchez à réduire la facture, un code promo Kube peut parfois faire baisser le prix de certaines formations techniques en ligne. Et pour les tarifs d’automatisation, mieux vaut regarder directement la grille de Ansible pricing avant de s’engager sur une solution d’entreprise.

Ces compétences n’ont plus grand-chose à voir avec l’ancien score Klout, mais elles répondent au même besoin de fond : prouver sa valeur avec des données concrètes plutôt qu’avec un chiffre marketing.

Retenez l’essentiel : le score Klout a disparu, et c’est tant mieux, car il ne mesurait pas grand-chose de solide. Concentrez-vous sur l’engagement réel, choisissez vos canaux selon vos objectifs, et formez-vous plutôt sur des compétences techniques durables. Klout appartient au passé, votre stratégie doit regarder devant.

Questions fréquentes

Klout existe-t-il toujours aujourd’hui ?

Non, Klout a définitivement fermé ses portes après avoir été racheté par Lithium Technologies en 2014. Une nouvelle application portant le même nom a émergé, mais elle n’a rien à voir avec le service original de scoring d’influence.

À quoi servait le service Klout à ses débuts ?

Klout mesurait votre influence sur les réseaux sociaux en analysant votre activité sur Twitter, Facebook et LinkedIn, puis attribuait un score unique entre 0 et 100 censé résumer votre poids numérique.

Qu’est-ce qu’une bonne stratégie social media en 2024 ?

Une stratégie social media efficace repose sur des objectifs clairs, le choix des bons canaux selon votre audience, la mesure d’indicateurs réels comme l’engagement et les conversions, plutôt que sur un score abstrait unique.

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